Psychologie vs Énergétique
Des années d’analyse psychologique à être persuadée que mon plus gros problème était la sensation d’abandon. J’ouvre le livre de Lise Bourbeau, Les 5 blessures de l’âme, et je découvre que ma blessure la plus présente est l’humiliation. J’ai un peu l’impression d’avoir perdu mon temps ! Loin de moi l’idée de critiquer la psychologie, elle m’a permis de comprendre un grand pan de mes comportements et de mes émotions en allant décortiquer mon enfance et la relation à mes parents. Pourtant, après quinze ans, je suis arrivée à un stade où je n’avançais plus. Certes, je savais le pourquoi du comment, mais l’évolution avait marqué un stop dans mon parcours. Quelques changements dans mon fonctionnement, certes, mais les fondements manquaient : je n’avais pas plus confiance en moi ni une meilleure estime de moi et je ne m’aimais pas plus. De temps en temps, j’avais l’impression que c’était le cas. Je me convainquais que j’avais de la valeur. Mais dans mon cœur, je ne la ressentais pas. Pourtant, je faisais. Je lançais des projets que j’arrivais à faire fonctionner pour les laisser tomber par lassitude.
Vers d'autres univers
Les séances psy étaient devenues un temps pour m’épancher, ce qui était fort agréable parce qu’avec sa psychologue, on peut tout dire, contrairement avec son entourage. Aux proches, on ne dit pas les secrets non avouables et ils ne nous aideront pas à voir la part sombre qui se cache en nous. Donc oui, la psychologie offre. Ce qu’elle ne m’a pas apporté, c’est le ressenti profond, celui qui s’installe dans le cœur, le vrai Je Suis. En ce qui me concerne personnellement, je ne parlerai que de mon expérience vécue. Ce qui est juste pour moi ne l’est pas pour vous, chacun a sa propre vérité.
J’ai fini par aller voir d’autres horizons, cherchant à guérir, cherchant à Être. C’est avec recul que je vois aujourd’hui cette quête comme une recherche permanente d’expérimenter pour parvenir à Être. J’ai tenté l’hypnose, très enrichissante pendant plusieurs mois. Ce qui est intéressant avec l’hypnose, c’est qu’on ne réfléchit pas, l’inconscient travaille tout seul. Pour autant, je devais faire des demandes, dire quels étaient mes besoins, et c’est là que la psychologie m’a aidé. Parce que si on n’a pas compris nos propres mécanismes ni le pourquoi de nos réactions, on ne peut pas faire de demande claire pour une séance d’hypnose. Mais une fois encore, il m’a semblé rester dans une intellectualisation du ressenti. On analyse, on décortique, on scrute, on cherche le lien entre une émotion, une pensée, un fonctionnement et un traumatisme passé. Une compréhension nécessaire, mais qui n’aide pas toujours à basculer vers un autre chose.
Puis l’énergétique est entrée dans ma vie, comme je vous en ai déjà parlé, suite au diagnostic du cancer. Depuis, mon « travail sur soi » a pris une autre ampleur. Il est fait de lecture des livres de Lise Bourbeau, de soins énergétiques, de chamanisme et de spiritualité. Si « mon » chaman lit cet article, il va grincer des dents. Pour lui, le mot spiritualité est un nom donné pour mettre la foi dans une case vu que Dieu est en nous, nous sommes le Tout, nous faisons partie de l’unité, donc il n’est nul besoin d’y mettre un mot. Bref, je m’égare. J’aborde le travail sur moi avec cet amalgame d’outils, que je combine à l’écriture et qui me font découvrir la connexion au cœur. Parce que tout est là, se connecter à son cœur est le ressenti qui nous ouvre la porte du « s’aimer soi-même ».
L'amour pour guérir
Serais-je en mesure de ressentir l’amour pour moi-même si je n’étais pas passée par toutes ces étapes ? Peut-être pas. Et c’est ici le sujet de cette chronique. Nous avons tendance à choisir un outil au détriment des autres. Nous avons tendance à nous cantonner quand le champ des possibles est immense. Mais la voie de la guérison est possible grâce à un ensemble d’outils. Que ce soit une guérison physique, psychologique, émotionnelle, peu importe ! Sur le plan physique, nous avons mal, cette douleur est un signe, un symptôme d’un mal être. Choisir seulement le médical permettra d’atténuer la douleur ou de la faire disparaître pendant un temps. Elle reviendra ou se déplacera si nous n’avons pas écouté. Par contre, choisir le médical en l’accompagnant de médecines alternatives et d’un travail sur soi constitue des choix qui permettent une guérison complète. Pour les douleurs émotionnelles, apporter qu’une analyse intellectuelle du mal ne sera pas suffisant pour atteindre la guérison. Combiner ce travail avec la connexion au cœur nous mènera vers le pardon et vers l’amour de soi, cet amour inconditionnel source de paix intérieure et de vibration avec Dieu. Si vous m’aviez dit il y a seulement quelques mois que j’écrirais « Dieu » dans un article sans être dans la critique religieuse, je vous aurais ri au nez et je me serais sans doute énervé. Pourtant, aujourd’hui, cette nouvelle compréhension, cette nouvelle découverte m’amène à ressentir Dieu en moi. Loin de moi l’idée de dire que j’ai atteint la guérison. J’ai même parfois la sensation de passer mon temps à déterrer des cadavres. Mais le fait est là, je ressens l’amour de plus en plus souvent. Cet amour que je savais éprouver pour les autres, je le ressens pour moi. L’évolution est énorme, et là, marcher sur le chemin prend tout son sens.
Je n’ai pas encore atteint le stade auquel j’aspire : ne plus m’oublier. Il m’arrive encore de fonctionner par rapport aux autres, parfois dans cette peur du jugement qui s’estompe, parfois dans la peur de blesser et parfois dans la peur de perdre. Pour autant, même si je suis encore aux prises avec ses peurs, elles faiblissent. Parce que j’apprends. J’apprends et je pratique. C’est comme pour tout finalement, on écoute, on apprend, on observe et on met en place. Le travail sur soi consiste à suivre ces étapes, peu importe le temps que ça prend, peu importe combien de fois on revient en arrière, et peu importe si parfois on échoue. Un jour, on y parviendra et on sera en harmonie avec nous-même en toutes circonstances. N’oublions pas, c’est le chemin qui importe et non le but.
Pour mesurer mon propos du début, non, je n’ai pas perdu mon temps avec les séances de psychologie. Elles m’ont permis de comprendre, elles m’ont permis de faire le premier pas sur mon chemin. C’est grâce à ces séances que l’énergétique a eu autant d’impact sur moi. Oui, à un moment, ces séances ne m’apportaient plus, j’avais la sensation de tourner en rond. Et c’est à ce moment-là que je suis allée vers d’autres univers. Je crois que la psychologie est importante dans un processus de travail sur soi et je crois que seule elle ne suffit pas. Je crois au pouvoir de combiner les outils pour avancer et se découvrir. Pour Être.
Je vous souhaite de poser les pieds sur votre chemin et n’hésitez pas à expérimenter,
soyez juste prudent dans vos choix.
Célia Plume
Droits d’auteur Célia Plume